Guillaume Plouin

En juin 2017, j’ai lu un article dans la revue scientifique Nature intitulé “il reste 3 ans pour remédier au changement climatique” (“Three years to safeguard our climate”). 2020 marque la fin de ces 3 ans, et le début d’une nouvelle mandature municipale. Il est donc évident pour moi que la nouvelle équipe devra prendre des mesures fortes en faveur du climat. 

Je pense que c’est dans les grandes villes que les actions doivent être menées en priorité. A Paris, ville la plus dense d’Europe, nous souffrons plus qu’ailleurs de la pollution de l’air, de la pollution lumineuse, de fortes nuisances sonores liées aux véhicules à essence, d’épisodes de chaleur liés à l’omniprésence du béton. Les écologistes, mieux que quiconque, sont les bonnes personnes pour remédier à ces problèmes essentiels. C’est pourquoi j’ai rejoint la liste écologique du 19e. Si nous arrivons à faire changer les choses à Paris pendant cette mandature, je suis certain qu’il y aura un effet d’entraînement au reste de la France.

Dans mon travail et mon action associative, je suis acteur de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Je pense que la rénovation énergétique des logements, en particulier des passoires thermiques, est une urgence absolue. Il faut permettre aux parisiens de résoudre leurs problèmes de logement, en bloquant les loyers, en accompagnant plus fortement la rénovation. Il faut aussi décentraliser la gestion l’énergie, en refaire une activité locale pour reprendre conscience de ce que signifie produire et consommer de l’énergie.

Je pense aussi que la sobriété est un levier indispensable pour réduire la pression sur l’environnement. Il faut se déplacer moins souvent, moins loin, et de manière plus douce. Il faut donc faire de la place aux mobilités actives, utilisées par de plus en plus de parisiens.

Il faut réapprendre à faire la cuisine, soi-même, avec des produits de saison, cultivés près de l’Ile de France. Il faut cesser d’acheter des choses inutiles en suivant les injonctions absurdes des panneaux publicitaires, pour se recentrer sur la convivialité et les initiatives collectives. Je pense qu’il faut réduire la place de la publicité dans l’espace public. 

Le changement climatique nécessite de repenser notre société. Ce n’est pas simple du tout, mais c’est un défi extrêmement intéressant ! En avant !